Parc Zoologique de Fréjus
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Le rôle du zoo

Le parc zoologique de Fréjus, a pour principale vocation de mieux faire connaître la faune sauvage, bien souvent menacée dans son habitat d'origine.
Le but ambitieux que nous poursuivons, est d'apporter notre pierre à l'édifice de la protection de la nature en assurant la reproduction de certaines des espèces animales les plus fragiles, surtout celles en danger ou en voie d'extinction.
Pour mener à bien ce vaste et ambitieux projet, notre parc a été aménagé de façon à respecter les impératifs qui conditionnent l'acclimatation en vue de la reproduction des différentes espèces animales présentées.

Notre action dans la protection de l'environnement

Le Parc Zoologique de Fréjus met en oeuvre une campagne d'information destinée aux visiteurs en ce qui concerne les espèces sauvages présentées et les impératifs liés tant à la protection de la nature qu'à la conservation des espèces animales non domestiques. Il nous apparait important que nos visiteurs puissent avoir connaissance de l'état des populations sauvages, des moyens mis en oeuvre pour leur conservation, et des mesures prises afin d'assurer leur sauvegarde.

Intervention dans la sauvegarde de la faune et de la flore locale

Il nous arrive de soigner des animaux de la faune sauvage locale qui nous sont amenés par des particuliers ou que l'on retrouve blessés dans notre parc. Ainsi nous avons par exemple soigné puis relâché une Buse Variable ainsi qu'un Hibou Petit-Duc ceci pour ne donner que quelques exemples.
De plus, soucieux d'éviter la relâche intempestive des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnies) nous accueillons exceptionnellement reptiles, oiseaux ou mammifères ne pouvant plus être soignés et hébergés convenablement par des particuliers. Ainsi, nous prenons en charge chaque année, et entre autres, un nombre significatif de Chiens de Prairie (Cynomys ludovicianus), Octodons (Octodon degus), Iguanes (Iguana iguana), Tortues de Floride (Trachemys scripta), Perroquets, etc. qui nous sont soit confiés directement par leurs propriétaires, soit trouvés en pleine ville et à l'abandon par les sapeurs-pompiers.
Nous souhaitons que l'accueil d'animaux sauvages appartenant à des particuliers reste exceptionnel et invitons ces derniers à bien réfléchir avant d'acheter des espèces non domestique. L'entretien de ces animaux demande d'acquérir, au préalable, des connaissances sur leurs besoins physiologiques (nourriture, type d'hébergement, etc.) De plus, ils vivent souvent de très nombreuses années (perroquets entre 40 et 80 ans suivant les espèces, tortues plus de 100 ans) et seront donc sous la responsabilité de leurs propriétaires pendant de très nombreuses années !
Python Notre Python Réticulé, Python reticulatus, (Asie du sud-est, Annexe II de la Convention de Washington) nous a été confié par un particulier, qui faute de place a dû s'en séparer. En effet, grâce aux bons soins prodigués par son propriétaire, ce serpent faisait déjà plus de 6 m de long à 6 ans et se trouvait de ce fait trop à l'étroit dans son vivarium.
Un iguane du parc Il y a encore 6 ans, nous n'avions pas d'Iguane Vert, Iguana iguana, (Amérique centrale et du sud, Annexe II de la Convention de Washington) dans notre établissement. Cependant, devant le nombre croissant de particuliers nous demandant d'héberger leurs animaux, nous avons, depuis lors, vu passer chez nous pas moins de 13 individus. En effet, les Iguanes grandissent vite en captivité et peuvent parfois être assez exclusifs vis-à-vis d'un membre de leur famille d'adoption ce qui peut alors les conduire à mordre assez sévèrement les autres membres de la famille. Cela a été justement le cas de ce très beau mâle, hébergé chez nous depuis 4 ans et qui mesure aujourd'hui plus de 1,50 mètre de long. Il faut savoir que nos Iguanes passent la saison estivale dans un enclos extérieur.
Chien de prairie Chaque année, de nombreuses familles accueillent chez elles un jeune Chien de Prairie (Cynomys ludovicianus) et parfois même un couple. Cependant plusieurs choses sont à savoir au sujet de cette espèce avant de prendre cette responsabilité:
  1. Ces animaux vivent dans des terriers qu'ils creusent eux mêmes. Aussi, à l'occasion ne dédaignent-ils pas les coussins du canapé ou le matelas pour faire leur nid. Ceci bien entendu s'ils sont laissés libres dans la maison,
  2. Ils ont tendance à devenir agressif avec la maturité sexuelle et peuvent mordre très sévèrement (points de suture assurés !!),
  3. Ces rongeurs se reproduisent relativement facilement en captivité, et atteignent la maturité sexuelle à 1 an. Aussi attention au 'baby boom'!! Par exemple, ici au parc, à partir d'un seul couple et en seulement 2 saisons de reproduction, nous comptons aujourd'hui 13 individus !!!!
Tortue de Floride Un cas alarmant: la Tortue de Floride (Trachemys scripta)
Chaque année, nous accueillons plus de 20 Tortues de Floride dans notre parc, et ce depuis presque 10 ans. Cette espèce se développe très bien en captivité et devient très rapidement trop grande pour un simple aquarium. De surcroît son agressivité augmente avec l'age et peut occasionner de graves morsures tant chez les enfants que chez les adultes.

Protection: Ces tortues ne sont pas menacées dans leur habitat d'origine, mais c'est l'importation dans les pays européens ou asiatiques qui pose problème. Agressive et vorace, elle ne connaît pas de prédateurs naturels. Des centaines de milliers de Tortues de Floride se sont retrouvées dans nos cours d'eau, relâchées dans la nature par des propriétaires inconscients lassés de nettoyer l'aquarium ou effrayés par la taille que prenait leur animal. Ce comportement inconséquent à provoqué un grave déséquilibre de l'écosystème de nombreux lacs et rivières de par la grande faculté d'adaptation de l'espèce. Actuellement elle représente un danger écologique pour de nombreux milieux. Ainsi, sa présence grandissante menace sa soeur européenne, la cistude, notre tortue d'eau douce locale, qui est maintenant classée espèce protégée car en grand danger de disparition.
Devant cette colonisation, la Communauté Européenne a tenté de réagir. En décembre 1997, elle a interdit l'importation de la Tortue de Floride et sa commercialisation, ce une fois le stock des animaleries épuisé. Ce reptile est maintenant considéré "non pas comme une espèce menacée, mais comme une espèce menaçante".


Important : Contrairement à ce que l'on pourrait penser, accueillir des animaux sauvages élevés par des particuliers est pour nous une lourde responsabilité, que nous ne prenons pas à la légère. En effet, bien souvent ces animaux ont pris de mauvaises habitudes, alimentaires et comportementales notamment, et sont de surcroît imprégnés par l'homme, c'est à dire qu'ils considèrent l'homme comme l'un de leur congénère. Malheureusement pour ces animaux, la séparation d'avec leur maître est souvent dramatique, entraînant un ennui chronique pouvant aboutir à des automutilations. C'est par exemple le cas du grignotage des pattes chez les perroquets pouvant aller jusqu'à l'auto-amputation d'un doigt. Ces traumatismes à la fois physiques et psychologiques sont de nature à les rendre totalement inaptes à être introduits dans un groupe de congénères !!!!

Il ne faut jamais prendre un animal sur un coup de tête, et ce encore moins lorsqu'il s'agit d'animaux appartenant à la faune sauvage.

Cette mise en garde est de notre devoir de professionnels.